Avant toi

Auteur : Jojo Moyes

Genre : Romance

Date de publication : 2014

Éditeur : Éditions Milady

Pages : 520 (ePub)

 

 

 

Résumé :

Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

 

Mon avis :

Sous couvert d’une romance traditionnelle, Avant toi est un roman qui met en scène un éventail de sujets délicats, encore d’actualité. La différence ou, plus précisément, le handicap et le suicide assisté sont abordés à travers une histoire et des personnages touchants qui offrent une certaine légèreté face à une trame narrative pour le moins sombre. Jojo Moyes a fait le choix de mettre en récit ces thèmes non pas de façon frontale, mais à travers les yeux d’une jeune femme, elle-même en période de construction. Cette distance imposée par la narration est intéressante, dans la mesure où elle propose plusieurs regards portés sur une personne tétraplégique, en l’occurrence Will Traynor.

De façon épisodique, l’auteure donne en effet la parole à d’autres personnages que Louisa, l’héroïne, le temps de courts chapitres. Ce qui peut dérouter au premier abord le lecteur devient en réalité captivant : il découvre alors l’intériorité de l’entourage de Will, son ressenti par rapport à la situation. Toutefois, le point-de-vue de celui-ci n’est jamais accessible, ce qui renforce le mystère qui règne autour de ce personnage. Ses pensées demeurent impénétrables et confèrent une grande frustration, aussi bien pour les autres protagonistes que pour le lecteur. L’intérêt du roman se situe en ce point : il ne s’agit pas d’un thriller, et pourtant l’incertitude liée à l’aboutissement du récit suscite une certaine forme de suspense. Le rythme de lecture s’accélère dans les dernières pages et nous fait ainsi oublier une intrigue qui met du temps à se mettre en place : l’ennui de certains passages laisse alors place à l’excitation d’un dénouement longtemps attendu.

 

 

Bien qu’il soit au centre des préoccupations, Will n’est pas le personnage principal du récit. Avant toi est également un roman sur l’accomplissement d’une jeune femme. Malgré une grande force de caractère, Louisa est quelqu’un d’assez effacé. Alors qu’elle pensait avoir trouvé une certaine harmonie dans son métier de serveuse, son licenciement change brutalement la donne. Elle recherche du travail de façon active et désespérée, dans le but de faire vivre sa famille. Entre un père au chômage, un grand-père qui nécessite de nombreux soins et une sœur en études supérieures, sa mère a du mal à soutenir seule le foyer. D’abord réticente, Louisa accepte finalement un contrat d’aide à une personne handicapée. Cette expérience va donc lui être bénéfique financièrement, mais surtout humainement. Le lien qui se tisse petit à petit entre ces deux personnes est touchant. Il n’est pas sans rappeler le conte de La Belle et la Bête : une ode à l’acceptation de la différence, au-delà des apparences, à travers la relation unique entre deux personnages que tout oppose. Le succès d’Avant toi tient précisément en ce point.

 

Conclusion :

Un roman touchant sur la relation lumineuse entre deux personnages qui se rencontrent dans un contexte sombre. A travers la mise en scène de sujets délicats, à la croisée des chemins entre moralité et humanité, Avant toi est un hymne à l’acceptation de l’autre et à une existence, vécue pleinement.

 

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Central Park

Auteur : Guillaume Musso

Genre : Littérature contemporaine

Date de publication : 2015

Éditeur : Pocket

Pages : 438

 

 

 

Résumé :

Alice et Gabriel n’ont aucun souvenir de la nuit dernière…
… pourtant, ils ne sont pas près de l’oublier.
New York, huit heures du matin.
Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre.
La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin.
Impossible ? Et pourtant…
Les questions succèdent à la stupéfaction. Comment se sont-ils retrouvés dans une situation aussi périlleuse ? D’où provient le sang qui tache le chemisier d’Alice ? Pourquoi manque-t-il une balle dans son arme ?
Pour comprendre ce qui leur arrive et renouer les fils de leurs vies, Alice et Gabriel n’ont pas d’autre choix que de faire équipe. La vérité qu’ils vont découvrir va bouleverser leur existence…

 
Mon avis :

Dès les premières pages, Guillaume Musso manie avec efficacité rebondissements et suspense. Deux personnages qui ne se connaissent pas se retrouvent menottés dans un endroit que ni l’un ni l’autre ne semblent connaître. Le lecteur est immédiatement attiré par le mystère qui émane de cette première scène.

Pourtant, l’écriture du récit vient casser cet effet romanesque : le niveau de langue flirte avec la familiarité afin de donner un côté bourru au personnage féminin. Le premier cliché se trouve d’ailleurs ici : une femme « flic », célibataire et endurcie. On pourrait penser que le niveau de langage utilisé agit comme une illustration de la personnalité d’Alice. Malheureusement, Guillaume Musso ne fait pas preuve d’une telle subtilité. Quel que soit le personnage ou même le narrateur, l’écriture reste la même : grossière et familière, mais efficace. Efficace car le lecteur se concentre alors plus sur l’action que sur la contemplation, voire l’imagination. Le roman se présente comme un thriller et pourtant aucune place n’est laissée à la réflexion ou à l’élaboration d’une théorie sur cette pseudo-enquête issue de la scène première du récit. Les événements s’enchaînent très rapidement et le lecteur ne peut qu’adopter le point-de-vue d’Alice ; si bien qu’il subit comme celle-ci les différentes tournures de l’histoire.

Jusqu’à la dernière page de son roman, Guillaume Musso manie un suspense exponentiel, dans le but de tenir son lecteur en haleine… Pour lui asséner le coup de grâce lors du retournement de situation final. Manipulé ou non, on ne peut rester indifférent face à cette tournure du récit. Les influences cinématographiques de Musso sont évidentes, mais bien moins ficelées et mises en scène. L’explication qu’on attendait depuis le début tombe de façon brusque et obscure. Le point-de-vue adopté change soudainement, comme si l’héroïne ne pouvait résoudre l’enquête qu’elle s’efforçait à mener. Encore une fois, Guillaume Musso et subtilité ne font pas bon ménage. Le retournement de situation n’est pas amené progressivement, mais tombe comme un couperet : l’énigme est résolue.

Aucune place n’est laissée à l’interprétation ; pourtant cette dernière aurait pu dissimuler l’absence totale de vraisemblance présente dans les dernières pages du récit. Car nous ne risquons pas d’oublier que Central Park est un roman de Guillaume Musso : la romance doit donc apparaître. Nous l’avons entraperçue lors du récit du destin tragique d’Alice. Cette femme n’est pas bourrue et déterminée de façon gratuite : son histoire tragique explique cet aspect glacial de sa personnalité. A ce portrait dégoulinant d’émotions vient s’ajouter celui de Gabriel, deuxième personnage phare de ce roman. Le retournement de situation dévoile également l’identité de celui-ci qui reste mystérieuse pendant tout le récit, aussi bien pour l’héroïne que pour le lecteur.

 
Conclusion :

Un roman typique du style de Guillaume Musso qui mêle action, rebondissements et écriture plate. Une lecture idéale pour se laisser porter par une histoire divertissante, bien que peu vraisemblable.

J’ai lu ce roman dans le cadre d’une lecture commune avec ma chère Kyradieuse : voici son avis, très différent du mien !

Si loin de toi

Auteur : Tess Sharpe

Genre : Romance, Littérature jeunesse

Date de publication : 2014

Éditeur : Robert Laffont

Pages : 480

 

 

 

Résumé :

Sophie Winters a failli mourir. Deux fois.

La première fois, elle est âgée de quatorze ans et réchappe à un terrible accident de voiture qui la laisse avec de multiples cicatrices, une jambe qui boite et une dépendance à l’oxycodone, un puissant antidouleur dont il lui faudra plusieurs années pour se désintoxiquer.

La seconde fois, elle a dix-sept ans, et ce n’est plus un accident. Sophie et sa meilleure amie Mina se font attaquer dans les bois par un homme masqué. Sophie survit, mais Mina n’a pas cette chance. Lorsque les policiers concluent à un deal de drogue qui a mal tourné, rejetant partiellement la faute sur Sophie, personne ne veut croire ce qui est pourtant la vérité : cela fait plusieurs mois que Sophie est clean, et c’est Mina qui l’a conduite dans les bois lors de cette nuit fatale pour un rendez-vous auréolé de mystère.

Après un séjour forcé en cure de désintoxication, Sophie revient chez elle se confronter à une nouvelle réalité plus que glaçante. Le frère de Mina ne veut plus lui adresser la parole, ses parents craignent qu’elle ne fasse une rechute, ses anciens amis sont devenus des ennemis, et Sophie doit réapprendre à vivre sans celle qui était sa moitié. Pire encore, personne ne se pose les bonnes questions et Sophie va devoir démasquer le meurtrier par ses propres moyens. Mais à chaque petit pas qu’elle fait, Sophie s’approche davantage d’une révélation totale, sur elle-même, sur Mina… et sur le secret que les deux amies partageaient.

 

Mon avis :

A la fois subtile et passionnant, ce roman est un véritable coup de cœur. Le lecteur suit les pas de Sophie, une adolescente en perte de repères, dont il découvre la personnalité en même temps que son histoire. Sous couvert de l’étiquette « roman jeunesse », Si loin de toi est en réalité un livre qui mêle les thèmes : construction de soi à l’adolescence, premiers amours, drogue, mais aussi thriller. C’est d’ailleurs ce dernier élément qui tient le lecteur en alerte tout au long du récit : alors que les apparences sont contre elle, le lecteur ne peut qu’adhérer à la vision de l’héroïne, dans la mesure où le point-de-vue se limite à celle-ci. De fait, on ressent parfois une certaine frustration à ne pas avoir accès aux pensées de Mina, personnage central du récit, ce qui intensifie le mystère autour de sa mort.

L’écriture est construite sur un jeu de ping-pong entre le moment présent et le passé ; si bien que le lecteur peut parfois être fatigué par ce rythme qui lui est imposé ; ce qui ne fait finalement que renforcer, encore une fois, sa frustration. Plus ou moins longs, les chapitres se terminent en effet souvent sur une note en suspend, si bien que le lecteur doit attendre le chapitre suivant pour combler cette attente.

Quant à la plume de Tess Sharpe, elle est minimaliste et parfois empreinte de touches d’oralité ; permettant ainsi une plus grande proximité entre le lecteur et l’héroïne. Ajoutée au suspense des fins de chapitres, les presque 500 pages de ce roman se parcourent en quelques heures. Les thèmes sous-jacents à l’enquête menée par Sophie sur la mort de son amie sont également intéressants et mis en scène de façon subtile : le récit prend des tournures que le lecteur ne s’attend pas à lire, ce qui rend la lecture très addictive !

 

Conclusion :

Une lecture qui frôle le coup de cœur, malgré un rythme particulier qui donne au récit un aspect à la fois fatigant, voir oppressant. Les personnages son peints de façon délicate, éloignant ainsi toute caricature de l’adolescent en détresse. A lire !

Younger

Auteur : Pamela Redmond Satran

Genre : Chick-lit

Date de publication : 2015

Éditeur : Éditions Denoël

Pages : 254

 

 

 

Résumé :

Une fois divorcée et sa fille partie de la maison, Alice, 44 ans, souhaite changer de vie. Le soir du réveillon, elle passe la soirée avec sa meilleure amie Maggie. Elles font un vœu de nouvel an : Maggie rêve d’avoir un bébé et Alice donnerait tout pour rajeunir.

Son amie lui coupe et lui teint les cheveux et l’habille comme une femme de 30 ans. A minuit, Alice embrasse Josh, un étudiant.

 

Mon avis :

« Et si, tout d’un coup, vous paraissiez vingt ans de moins ? » telle est la devise de ce roman de Pamela Redmond Satran. Pour Alice, l’intérêt de cette question revient à avoir une deuxième chance dans la vie. Jusqu’alors, ce personnage était très effacé et avait tendance à faire passer le bonheur des autres avant le sien. Elle s’est mariée jeune, a eu une fille pour laquelle elle a tout sacrifié, à commencer par sa carrière. Mais maintenant que sa fille est partie à l’autre bout du monde et que son mari l’a quittée, Alice se retrouve seule face à la vie qu’elle s’est bâtie. Le problème est le suivant : sa raison de vivre étant les autres, que faire maintenant qu’ils sont tous partis ? Sa vieille amie Maggie va trouver une idée qui semblerait bien être la réponse à tous ses problèmes.

 

 

Comme le résumé l’annonce, ce roman place l’âge au centre de toutes les préoccupations, aussi bien de l’héroïne que des autres personnages. Que ce soit dans la vie professionnelle ou privée, l’âge est un critère de sélection. Afin de montrer l’absurdité de ce fait, l’auteure a mis en place une supercherie : accorder à son héroïne vingt ans de moins. Ce détail qui peut paraître insignifiant va pourtant radicalement changer le destin de cette dernière.

Alice retrouve une seconde jeunesse, ce qui va lui permettre de faire des choix de vie complètement différents. Elle décide alors de faire passer sa carrière avant tout autre chose, mais se réserve néanmoins une vie privée. Grâce au soutien d’une de ses collègues, elle découvre même le monde de la nuit auquel elle ne s’était jamais confrontée. Après quelques débuts difficiles, Alice se prête pleinement au jeu qu’elle s’est établi. Pourtant, les événements vont lui montrer qu’on ne peut effacer son passé malgré tout. La question demeure donc la suivante : saura-t-elle réunir ses deux vies ?

 

 

Concernant l’écriture, rien d’extraordinaire à noter. Le style est simple, ce qui rend la lecture aisée et parfaite pour des vacances divertissantes ! L’idée qui a servi de base au récit est originale. Toutefois, les personnages comme les événements sont prévisibles. Le dernier retournement de situation prend des allures de comédie romantique américaine : une jeune femme prête à tout pour empêcher son grand amour de partir, c’est du déjà-vu. Dès le début du roman, le lecteur peut imaginer à quoi vont ressembler les dernières pages.

Quant aux personnages, ils sont facilement attachants, chacun ayant ses particularités. Malgré tout, la caricature n’est jamais loin : un patron machiste, une responsable odieuse, une fille nombriliste, la meilleure amie extravertie et lesbienne, le petit ami fou amoureux, bref encore une fois rien de très original. A tel point qu’il est facile de prévoir les réactions de chacun.

 

Conclusion :

Un roman qui ne sort pas du lot par son originalité. Malgré des personnages caricaturaux et un récit parfois trop prévisible, la lecture est agréable et divertissante. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour une lecture de détente sur la plage !

Younger a fait l’objet d’une lecture commune avec ma copine blogueuse Phebusa. Vous pouvez découvrir son avis sur ce roman d’été : ici.

 

 

Ten Tiny Breaths – Saisir (tome 3)

Auteur : K. A. Tucker

Genre : Young-adult, Romance

Date de publication : 2015

Éditeur : Hugo & Roman

Pages : EBOOK

 

 

 

Résumé :

Être le propriétaire d’un club de striptease n’est pas reposant tous les jours. Pourtant Caïn prend son job très au sérieux. Il s’occupe de ses employés et en particulier des femmes en restant fidèle à sa mission, les sauver sans jamais les toucher.

Mais quand Charlie Rourke franchit la porte du club, Caïn comprend très vite que garder son self-control en côtoyant la blonde explosive va devenir très compliqué. Mais qui est Charlie Rourke ? A qui cherche- t-elle à échapper ? Pourquoi veut-elle disparaître ? Un nouveau roman exaltant, sexy et rempli de suspens.

Mon avis :

Après mon coup de cœur pour le premier tome de la saga Ten Tiny Breaths et la grande déception que fut le tome 2, je me suis lancée dans la lecture du troisième tome. Et je dois avouer qu’il est de loin mon préféré !

Dans ce nouveau roman, l’auteure change encore une fois de point-de-vue. Après Kacey et Livie, c’est au tour de Caïn de raconter son histoire. Alors qu’il était en retrait dans les tomes précédents, le patron de la boîte de strip-tease est désormais sur le devant de la scène. Cet élément romanesque est d’ailleurs ce qui fait toute l’originalité du roman. Le lecteur devra alors s’identifier à un personnage masculin, d’une autre génération, et au métier quelque peu douteux. Autant d’éléments qui représentent un véritable challenge pour l’auteure de la saga : intéresser les lecteurs malgré l’originalité très prononcée du personnage principal. K. A. Tucker va même plus loin : elle joue avec l’alternance des point-de-vues. En effet, Saisir est le roman de Caïn, mais également d’un nouveau personnage : Charlie.

Cette dernière est une jeune femme de premier abord très complexe. Même si l’héroïne du premier tome, Kacey, était un personnage brisé, Charlie l’est encore plus. Ce qui la rend d’autant plus intéressante. L’alternance des focalisations permet au lecteur de mieux comprendre ce personnage. Sans cela, il serait aussi perdu que peut l’être Caïn. La complexité de Charlie semble venir de son histoire que le lecteur découvre au fur et à mesure du récit. Les rencontres qu’elle a pu faire ne l’ont pas épargnée, mais elles lui ont également permis de gagner une certaine force.

Au début du roman, sa devise est la suivante : ne rien laisser paraître, ne s’attacher à personne. Mais cela est-il envisageable lorsque l’on débute une nouvelle vie ? Là réside tout l’enjeu de ce roman. Les destins des personnages se croisent, s’éloignent, finissent par s’allier… On retrouve d’ailleurs des figures des premiers tomes, notamment Ben et Nate qui travaillent également au Penny’s, le club de strip-tease de Caïn ; mais également Storm, Mia, Kacey ou Livie. Néanmoins, ces derniers personnages sont en retrait, ce qui ne nécessite une lecture des tomes précédents pour comprendre et apprécier ce roman.

Par ailleurs, du fait des destins de Caïn et Charlie, Saisir est un roman sombre. On en apprend plus sur leurs histoires respectives jusqu’à la dernière page, notamment grâce à des effets de flash-back. L’auteure relance en effet le récit de nombreuses fois, ce qui permet de susciter sans cesse l’intérêt du lecteur. Les personnages secondaires participent également à la dimension sombre rendue par le récit, notamment du fait du milieu dans lequel ils interagissent. Ainsi, le beau-père de Charlie, Sam, est une figure importante de ce roman. Il est omniprésent dans la vie de Charlie, bien qu’il soit physiquement absent ; ce qui créé une ambiance très tendue au récit. Rien que le surnom qu’il lui donne est inquiétant. Quand aux actions qu’il réalise ou aux missions qu’il confie à sa belle-fille, elles n’en sont pas moins effrayantes. Là réside tout l’intérêt de l’écriture de K. A. Tucker : elle sait faire passer des émotions au lecteur.

 

Conclusion :

Saisir est le dernier roman de la saga Ten Tiny Breaths et le meilleur. Sa qualité semble venir de l’originalité des personnages, des nombreux effets romanesques et de l’écriture-même de l’auteure. Ce tome est très différent des précédents : plus sombre, plus intense et donc plus intéressant. C’est à se demander si l’auteure des tomes 2 et 3 est bien la même personne !

J’ai lu la suite et fin de cette saga avec Croqueuse-Livres, pour qui ce tome a également représenté une lecture intense et agréable.

 

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