Cinquante nuances plus claires

Auteur : E. L. James

Nationalité : Anglaise

Genre : Littérature érotique

Date de parution : 2013

Éditeur : Jean-Claude Lattès

Pages : 720

 

 

 

Résumé :

A présent réunis, Ana et Christian ont tout pour être heureux : l’amour, la fortune, et un avenir plein de promesses. Ana apprend à vivre dans le monde fastueux de son M. Cinquante Nuances sans perdre son intégrité ni son indépendance tandis que Grey s’efforce de se défaire de son obsession du contrôle et d’oublier son terrible passé. Mais bientôt, alors que tout semblait leur sourire, le destin les rattrape et leurs pires cauchemars deviennent réalité

Un happy end est-il possible pour Grey et Ana ?

 

Mon avis :

Je m’en doutais avant de me lancer dans sa lecture : ce troisième volet de la saga Fifty Shades est une déception. Il revêt selon moi les mêmes couleurs que le tome précédent. Le concept de la littérature érotique est toujours présent, mais il est souvent anéanti par la romance qui s’est installée entre les deux personnages principaux.

Christian Grey demeure un chef d’entreprise maniaque du contrôle, mais cette façade glaciale tombe lorsqu’il se trouve avec sa femme. Il est autoritaire, mais il arrive toutefois à se laisser porter par le comportement provocateur et insouciant d’Ana. A la fin de l’épisode précédent, Ana et Christian filent le parfait amour : ils se sont fiancés. C’est d’ailleurs cet événement qui a définitivement marqué un point d’arrêt à mon intérêt pour cette saga. Combien de fois avons-nous découvert l’histoire de la jeune vierge innocente qui rencontre l’amour au coin de la rue et accepte de passer le reste de sa vie avec lui ? Sur ce point, la dimension originale de l’œuvre d’E. L. James, à savoir l’érotisme SM, ne sauve pas le navire qui coule dans une romance basique.

 

 

L’épisode suivant suit donc le même rythme. Tout devient prévisible. Aucune place n’est laissée aux surprises romanesques. Après la lune de miel, le lecteur attend l’arrivée du premier enfant qui surgit aux trois quarts du roman. L’auteure nous a donc épargnés pendant quelques pages. Mais même avant la découverte de cette maternité, le récit est fade et les scènes érotiques présentes à chaque chapitre ne parviennent pas à repiquer l’intérêt du lecteur.

L’histoire de ce troisième volet est centrée autour d’événements mystérieux qui se produisent à l’encontre du couple parfait. Car même si de nombreux adeptes de la saga attendent le happy end avec impatience, l’ennui qui se colle aux pages de ce troisième tome serait encore plus important. Il semblerait donc que quelqu’un en veuille à Christian et Ana, faisant tout pour détruire leur parfaite union. Mais ce semblant d’intrigue passe encore une fois à côté de tout intérêt romanesque : entre les courses poursuites et les kidnappings, on peut se demander si le cliché ne fait partie de l’écriture d’E. L. James.

Néanmoins, la plume de l’auteure reste toujours aussi lisse, dans la simplicité, ce qui facilite la lecture de ces 700 pages. Les scènes intimes entre Ana et Christian sont toujours habiles et bien écrites. Au vu de leur nombre, le lecteur pourrait craindre que l’écriture ne tombe dans la répétition, mais il n’en est rien. Le plus grand défaut de cette saga est donc selon moi l’existence de ces trois tomes. La force de Cinquante nuances de Grey tient au nouveau concept de l’érotisme apporté par l’auteure et qui éloigne alors le récit de toutes les romances que l’on a pu lire jusqu’alors. Cependant, ce concept est mis à mal lorsque les événements sombrent dans le romantisme « à la Twilight ». Produire un best-seller c’est bien, mais il faut savoir tenir le lecteur en haleine jusqu’au bout de ce que l’on propose, sinon mieux vaut s’arrêter là.

 

 

Pour finir, j’ajouterai un mot ou deux sur les épisodes qui suivent la fin de ce troisième tome. L’auteure a fait le choix d’offrir à son lectorat des prolongations. En ce qui concerne l’épilogue, je ne m’attarderai pas dessus, dans la mesure où l’écriture suit l’atmosphère du happy end qui clôt l’intrigue. On est en plein dans le : « ils vécurent heureux et eurent plein d’enfants ». Un plateau dégoulinant de bonheur et de bons sentiments, une fois de plus très ennuyeux.

Les courts récits qui suivent sont un peu plus intéressants d’un point de vue romanesque. Pendant quelques pages, le lecteur a accès aux pensées de Christian lorsqu’il est petit garçon : il assiste à la première veillée de Noël de Christian avec sa nouvelle famille. E. L. James a donc tenté d’adapter sa plume à un enfant de six-sept ans. J’ai trouvé cette écriture réaliste, sans toutefois être magnifique. Là encore, le concept de ce changement de point de vue était intéressant. Court, donc intéressant.

Le deuxième épisode vaut également le détour : le récit remonte à la rencontre entre les deux protagonistes, mais le lecteur accède aux pensées de Christian et non d’Ana. Nous voyons donc ce qu’il se passe sous la façade glaciale et impénétrable du P.D.G. de Grey Holdings. L’écriture de l’auteure oscille entre humour et tiraillement du héros, ce qui annihile tout le côté séducteur du personnage. On retrouve là aussi tout l’intérêt de la lecture de Cinquante nuances de Grey, ce qui est très agréable. Dommage que cela ne viennent que dans les dernières lignes de l’œuvre…

 

Conclusion :

Un troisième tome très décevant. L’érotisme et le caractère des personnages sont toujours présents, mais trop souvent étouffés par une romance débordante et sans grand intérêt. Peut-être que les adaptations au cinéma seront plus réjouissantes que la lecture des deux derniers volets de la saga…

 

Cinquante nuances plus sombres

Cinquante nuances plus sombres

Auteur : E.L. James

Nationalité : Anglaise

Genre : Littérature érotique

Date de parution : 2013

Éditeur : Jean-Claude Lattès

Pages : 718

 

 

 

Résumé :

Chacun de leur côté, Anastasia Steele et Christian Grey subissent les conséquences de leur rupture douloureuse. Mais malgré la noirceur et l’indépendance attachées au jeune P.-D.G., celui-ci n’accepte pas que sa chère Ana disparaisse de sa vie et lui propose alors un nouvel accord. Prise entre la tumultueuse présence de son M. Cinquante Nuances et ses premiers pas dans le monde de l’édition, Anastasia Steele saura-t-elle tracer sa route ?

 

Mon avis :

Ce deuxième volet de la trilogie Fifty Shades est une déception. Dans le premier tome, E. L. James a su embarquer grand nombre de lecteurs dans son univers, mais cet effet n’a apparemment pas duré. La relation qui unit les deux personnages principaux subit plusieurs dommages, ce qui présente le sujet principal de l’œuvre. Les rares événements qui viennent animer le récit sont vite mis à plat par l’écriture.

 

 

Pour ma part, je pense que la parution d’un seul tome de la trilogie aurait suffit au succès de cette œuvre. En persistant dans cette voie, Fifty Shades prend des allures de roman à l’eau de rose ou, comme l’a dit Camille Emmanuelle (chroniqueuse érotique), de « Twilight érotique ». C’est dommage. Dans cette perspective, la lecture du troisième volet est-elle nécessaire ?

 

Conclusion :

Premier tome de la saga intéressant, deuxième tome à éviter !

Cinquantes nuances de Grey

Cinquante nuances de Grey

Auteur : E.L. James

Nationalité : Anglaise

Genre : Littérature érotique

Date de parution : 2012

Éditeur : Jean-Claude Lattès

Pages : 672

 

 

 

Résumé :

Elle est étudiante en littérature, belle, mais n’a aucune confiance en elle. Il est le patron de sa propre entreprise, jeune, séduisant, et terriblement intimidant. Au début de ce roman, tout semble opposer Anastasia Steele et Christian Grey, et pourtant certains événements vont les rapprocher et les lier à jamais. Néanmoins, la relation passionnée qu’ils vont entreprendre ne sera pas sans obstacles, notamment dus au côté sombre que Christian n’aura de cesse de dissimuler.

 

Mon avis :

Cinquante nuances de Grey est le premier tome de la trilogie érotique composée par E. L. James. A sa sortie il y a de cela deux ans, elle fut l’objet d’un succès immédiat. La raison ? Une histoire d’amour entre une jeune femme découvrant les joies du sexe et un beau brun mystérieux. Un schéma que l’on pourrait qualifier de classique, mais avec une pointe d’originalité : la dimension érotique.

 

 

Néanmoins, celle-ci est traitée de manière non conventionnelle, dans la mesure où le personnage de Christian révèle rapidement une tendance sadomasochiste. L’histoire d’amour que les lecteurs ont pu découvrir maintes et maintes fois dans les romans précédents prend alors une tournure particulière, ce qui fait l’originalité de ce premier tome. La plume de l’auteure est agréable à lire et permet au lecteur de rentrer facilement dans son univers. Notons que si Cinquante nuances de Grey est un livre bien mené, certains clichés romanesques ne sont pourtant pas évités.

 

Conclusion :

Livre intéressant, à lire !