La Sélection (tome 4)

Auteur : Kiera Cass

Genre : Littérature jeunesse, Dystopie

Date de publication : 2015

Éditeur : Robert Laffont

Pages : 410

 

 

 

Résumé :

Il y a vingt ans, America Singer est entrée dans la sélection et a gagné le cœur du prince Maxon. Maintenant le temps est venu pour la princesse Eadlyn de suivre les traces de ses parents en ayant sa propre sélection. Eadlyn ne s’attend pas à ce que sa sélection soit aussi belle que celle de ses parents. Mais, alors que la compétition commence, elle découvre que trouver son propre bonheur n’est peut-être pas aussi difficile qu’elle le croyait.

 

Mon avis :

Après le succès de la dernière Sélection, nos personnages sont de retour dans un rôle bien différent du précédent. D’acteurs principaux, ils passent parents, suggérant eux aussi à leur enfant de participer à une nouvelle Sélection. Depuis de nombreuses années, le roi Maxon a aboli le système de castes tant dénoncé par sa femme et le peuple d’Illéa. Pourtant, les troubles sont toujours présents, si bien que la Sélection semble être le moyen idéal pour apaiser les tensions, le temps de quelques semaines. Néanmoins, l’organisation est particulière puisqu’il ne s’agit pas de conquérir le cœur d’un prince mais d’une princesse. Cet inversement des sexes redonne une certaine fraîcheur à un jeu très ancien. Il est également intéressant pour le lecteur puisqu’il suggère un changement de point-de-vue : d’une prétendante, on passe au regard central de l’héritière du trône. On découvre alors que les préoccupations sont radicalement différentes, mais que les sélectionnés ne sont pas les seuls à être observés de près.

 

 

On retrouve donc avec plaisir le système de la Sélection, conclu de façon magistrale dans le tome précédent. Toutefois, l’expérience est très différente cette fois-ci et ce, notamment à cause du changement de narratrice. Le portrait dressé de la jeune Eadlyn est réalisé aux antipodes de ses deux parents, aussi bien physiquement que dans son comportement. Alors que son père l’incite fortement à participer à la Sélection, elle n’a qu’une envie : être tranquille et s’occuper des affaires du palais. Cette reine en devenir n’a en effet pas un caractère facile et franc-parler assez agaçant. Malgré un manque flagrant de confiance en elle, il est parfois difficile de comprendre et de s’attacher à ce personnage. Ses relations avec son frère et deux des prétendants sont malgré tout très touchantes, dans la mesure où elles dévoilent une grande fragilité. Contrairement à sa mère, Eadlyn recherche un contrôle constant de ses actes et de ses émotions, si bien qu’elle préfère se réfugier dans le travail. L’arrivée d’une horde de garçons et la médiatisation qu’ils suscitent va donc chambouler l’équilibre intérieur de la jeune femme.

 

Conclusion :

Un quatrième tome intéressant dans la réincarnation de la traditionnelle Sélection, mais qui est essoufflé par un personnage antipathique. Difficile donc de s’attarder sur ce nouvel opus, malgré un goût très prononcé de l’auteure pour les fins en suspense.

 

La Sélection (tome 3)

Auteur : Kiera Cass

Genre : Littérature jeunesse, Dystopie

Date de publication : 2014

Éditeur : Robert Laffont

Pages : 337

 

 

 

Résumé :

La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles. Déchirées entre amitié et rivalité, les quatre candidates encore en lice resteront liées par les épreuves qu’elles ont dû surmonter ensemble. Entre les intrigues amoureuses et celles de la cour, c’est une lutte de tous les instants pour demeurer fidèles à leurs idéaux.

America n’aurait jamais pensé être si près de la couronne, ni du cœur du Prince Maxon. A quelques jours du terme de la compétition, tandis que l’insurrection fait rage aux portes du Palais, l’heure du choix a sonné. Car il ne doit en rester qu’une…

 

Mon avis :

Dans cet ultime tome de la trilogie, nous retrouvons les dernières Sélectionnées en lice pour épouser le Prince Maxon et, par ce biais, accéder à la couronne d’Illéa. Bien que celui-ci ai souvent témoigné son amour pour notre héroïne America, elle reste sur le qui-vive, et compte bien se défendre face aux nombreux atouts de ses adversaires. Elle devra également se battre pour prouver qu’elle mérite sa place dans la compétition et ce, malgré les réticences du roi et du peuple d’Illéa, qui lui imposeront de nombreux obstacles. Ce troisième tome se place donc dans la continuité des précédents : l’ambiance de compétition est toujours palpable, si ce n’est plus. Toutefois, certains revirements de situation viennent bousculer cette « contre harmonie » de façon surprenante, flirtant ainsi avec les limites de la vraisemblance. Les portraits des quatre Sélectionnées sont réalisés de façon plus approfondie, donnant plus d’ampleur à chaque personnage. A travers les yeux d’America, nous découvrons l’histoire de chacune, ce qui les rend d’autant plus attachantes, bien que souvent imprévisibles.

 

 

La dimension politique sous-jacente dans les épisodes précédents est traitée ici au premier plan. Les motivations des assaillants sont clairement énoncées et la complexité de leur identité est rendue plus claire. Malgré tout, certains personnages demeurent opaques quant à leur positionnement politique, ce qui génère un effet de tension que l’on ressent à la lecture. Jusque dans les dernières pages du roman, le voile est levé sur les idéaux politiques de certains, ce qui les rend d’autant plus intéressants. Encore une fois, America fait preuve d’un courage supérieur à ses concurrentes, ce qui impressionne autant le lecteur que Maxon, lui aussi plus impliqué qu’il n’y paraît. La guerre qui oppose la couronne d’Illéa aux Renégats finit par se résoudre, comme on pouvait s’y attendre, dans un dernier coup d’éclat, très inattendu. Ce combat final n’est pas sans rappeler celui d’autres dystopies, aussi magistral et bien finalisé, en y laissant toutefois quelques morts pour l’effet dramatique.

La Sélection s’inscrit donc dans la mouvance déjà bien ancrée dans le paysage des romans Young-Adult, à savoir la construction d’un monde de paillettes, dictatorial, qui se voit mis en danger par l’arrivée d’une héroïne au courage hors du commun. Amour, combats, figures attachantes, esprit de justice, sans oublier le sempiternel épilogue niais : tous les ingrédients sont réunis pour produire une histoire d’aventures qui saura ravir les jeunes lecteurs.

 

Conclusion :

Un troisième tome bien construit, avec des personnages touchants qui gravitent dans un univers à la fois féérique et terrifiant. Série estivale, dépaysante, l’intérêt de La Sélection se trouve dans l’imagination que l’auteure a su mettre au service de mots qui, malgré tout, restent limités par une grande pauvreté.

 

La Sélection (tome 2)

Auteur : Kiera Cass

Genre : Littérature jeunesse, Dystopie

Date de publication : 2013

Editeur : Robert Laffont

Pages : 308

 

 

 

Résumé :

La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.

Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…

 

Mon avis :

Dans ce deuxième tome de La Sélection, nous retrouvons avec plaisir les personnages peints précédemment. Alors qu’America s’était prêtée au jeu télévisé sans trop d’investissement, elle est cette fois-ci déterminée à remporter la couronne. Sa rencontre avec le Prince Maxon a changé la donne et encouragé son esprit de compétition. Il marque d’emblée sa préférence pour la jeune femme, bien que celle-ci ne soit pas convaincue de sa bonne foi. Son manque de confiance en elle est parfois difficile à comprendre pour Maxon, comme pour le lecteur.

Le triangle amoureux que ces deux personnages forment avec Aspen est toujours présent et prend une envergure dont on se passerait volontiers. En proie à des sentiments qu’elle ne contrôle pas, America est en effet tiraillée entre un amour grandissant pour le Prince et une passion encore vivante pour son jeune soldat. Les deux amants se retrouvent secrètement dans les recoins du château, loin des yeux aguerris des personnes de la Cour et des caméras. On se doute pourtant que ces petites rencontres finiront par éclater au grand jour ; reste à savoir quand.

 

 

Alors que le premier tome élaborait l’univers créé par l’auteure, le deuxième propose une intrigue et des rebondissements plus poussés, suscitant un véritable effet de suspense à la lecture. On peine à lâcher ce livre et sortir de cette ambiance à la fois féérique et pleine de tension. Les personnages prennent également de l’ampleur. Des 35 candidates sélectionnées pour l’émission, il n’en reste plus que six en course. Cette forte diminution permet de conférer à chacune une personnalité unique, alors que seulement deux ou trois jeunes femmes sortaient du lot. Le point-de-vue adopté est toujours celui d’America, mais d’autres prétendantes se révèlent et deviennent attachantes, aussi bien pour l’héroïne que pour le lecteur.

La dimension politique revient également dans ce second tome, toujours traitée en arrière-plan. Les attaques des Renégats, opposants au pouvoir, sont de plus en plus fréquentes et font désormais des victimes. Pourtant, les raisons de leurs actions meurtrières ainsi que leurs identités sont encore floues. La tension monte d’un cran, ce qui créé un certain désordre et bouleverse les événements liés à la Sélection. Des pistes quant à cet élément de l’intrigue sont lancées, attendant d’être creusées par la suite, du moins on l’espère. Comme le schéma classique de la dystopie le suggère, on suppose que le système de castes érigé depuis plusieurs années par le pouvoir en place va être mis à mal par une héroïne qui cherche à rendre justice. A voir ce que la suite nous réserve.

 

Conclusion :

Un second tome addictif, à la hauteur du précédent. Les personnages prennent du relief et l’intrigue suit souvent un chemin inattendu, arrivant à créer un effet de surprise chez le lecteur. Une ambiance tendue vient s’ajouter à l’univers merveilleux de la Sélection, donnant ainsi plus de relief à cette dystopie féérique. Vivement la suite !

 

La Sélection (tome 1)

Auteur : Kiera Cass

Genre : Littérature jeunesse, Dystopie

Date de parution : 2012

Editeur : Robert Laffont

Pages : 343

 

 

 

Résumé :

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne…

Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d’Illeá, la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d’office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu’elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles…
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés : l’existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu’elle n’aurait jamais osé imaginer ?

 

Mon avis :

Avec ce premier tome, Kiera Cass ouvre une série à la rencontre des genres. Un mélange époustouflant entre la dystopie, à la manière de Divergente, et le conte de fées. Depuis de nombreuses années, le royaume d’Illea est régi par un système de castes, organisé de Un à Huit, selon le niveau de pauvreté. Notre héroïne, America Singer, a grandi dans une famille de Cinq, entourée de parents et de frères et sœurs aimants mais toujours dans le besoin. Elle développe un don pour le violon et le chant dont elle compte bien se servir pour sa vie professionnelle. Engagée depuis bientôt deux ans avec Aspen, elle doit cependant garder sa relation secrète puisque le jeune homme appartient à une caste inférieure à la sienne.

Cette harmonie qu’America s’est construite s’effrite soudainement avec l’annonce d’une nouvelle qui va bouleverser le quotidien de nombreuses jeunes femmes. Avant d’accéder pleinement au trône d’Illea, le prince Maxon doit se marier. Selon la tradition, la famille royale organise « La Sélection », une émission de télé-réalité à échelle mondiale mettant en scène 35 candidates au poste de princesse. Cette position représente un rêve pour toute jeune femme d’Illea, mais également pour sa famille dont la caste sera augmentée. America ne comptait pas s’inscrire. Et pourtant, elle va se retrouver mêlée au jeu malgré elle.

 

 

La Sélection est une réécriture moderne des contes de princesse. Tous les ingrédients sont réunis : la couronne, les paillettes… America prend des allures de Cendrillon, tirée de sa condition misérable pour une vie de château qui peut être mise en péril à tout moment. La dichotomie entre le Bien et le Mal est également visible, en bas fond : l’équilibre de la couronne est mis en péril par les attaques fréquentes des Renégats, réfractaires au pouvoir en place. Cet élément de l’intrigue n’est pas traité de manière frontale. A supposer que la dimension politique de la série sera mise en lumière dans les tomes suivants.

La touche de modernité de La Sélection provient des écrans : suivant certainement la prolifération des émissions de télé-réalité à l’heure actuelle, l’auteure a choisi de l’intégrer dans son univers romanesque. Néanmoins, on oublie vite, comme notre héroïne, la présence des caméras et les enjeux qu’elles représentent. Les personnages vivent en autarcie complète depuis le commencement du jeu : même Aspen, l’amour déchu d’America, se retrouve mêlé à l’émission, sous une identité cachée. La limite de ce premier tome se trouve justement dans la mise en place de ce personnage. On retrouve le fameux « triangle amoureux », cher à de nombreux romans à destination des jeunes adultes. Cet élément s’accentue au fil des événements, ce qui rend le comportement de l’héroïne peu compréhensible et agaçant. En espérant qu’il ne vienne pas ternir la suite de l’intrigue !

 

Conclusion :

Ce premier tome promet une série dépaysante, à la croisée des genres entre féérie et dystopie. Malgré des personnages parfois attendus et une écriture sans fioriture, l’univers proposé par Kiera Cass est bien construit et addictif. Entre rebondissements, manipulation et mystères non élucidés, les livres de La Sélection se dévorent !

 

Divergente – Tome 3

Titre : Allegant

Auteur : Veronica Roth

Nationalité : Américaine

Genre : Dystopie

Date de publication : 2012

Éditeur : Nathan

Volume : 454 pages

 

 

 

 

Résumé

Tris et ses alliés ont réussi à renverser les Érudits. Les sans-faction mettent alors en place une dictature, imposant à tous la disparition des factions. Plutôt que de se plier à ce nouveau pouvoir totalitaire, Tris, Tobias et leurs amis choisissent de s’échapper. Le monde qu’ils découvrent au-delà de la Clôture ne correspond en rien à ce qu’on leur a dit. Ils apprennent ainsi que leur ville, Chicago, fait partie d’une expérience censée sauver l’humanité contre sa propre dégénérescence. Mais l’humanité peut-elle être sauvée contre elle-même ?

 

Mon avis

Je n’irai pas jusqu’à dire que ce troisième volet de la saga est une déception, mais pas loin. Contre toute attente, c’est sa fin qui le sauve. Le récit ne manque pas d’originalité, contrairement à beaucoup de dystopies. Pour moi, Divergente forme avec Hunger Games l’une des premières sagas du genre, et sans doute une des meilleures. Le fait est que l’originalité est peut-être un peu trop présente dans ce troisième tome. Vous me direz : en quoi trop d’originalité est-il un mal ? On voit tellement de dystopies qui sont de fades reproductions des premiers succès américains.

Ce qui m’a gênée c’est le grand nombre d’événements et de nouveaux personnages qui apparaissent tout au long du récit. Cela suppose en effet une grande capacité de concentration de la part du lecteur, ainsi qu’une mémoire des actions précédemment apparues dans la saga. À tel point qu’il peut parfois se retrouver perdu lors d’une lecture un peu moins attentive que prévue.

Quant aux personnages, tous ne survivent pas du premier au dernier tome, et de nouveaux apparaissent en grand nombre, mêlant les nouvelles et les anciennes générations de Divergents. Il est donc difficile de s’attacher à tous ces personnages qui se succèdent dans le récit. Toujours à propos des personnages, j’ai beaucoup apprécié l’alternance des points de vue dans l’écriture entre Tris et Tobias. L’auteure a pris le parti de faire accéder le lecteur aux pensées du héros, ce qui constitue une des grandes nouveautés de ce troisième tome. Cet élément est d’ailleurs très appréciable à la fin du récit. Je n’ai jamais été une grande adepte des épilogues, mais celui de Divergente est bien mené, à tel point que le supprimer ôterait de l’importance au récit. Je ne vous le cacherai pas : la saga se termine mal. Mais l’écriture de l’auteure nous permet de refermer son livre avec le sourire aux lèvres, ce qui est précieux.

Venons-en maintenant au concept élaboré dans ce troisième tome. Une fois le système des factions mis à mal, nous découvrons avec les personnages un monde repoussant les limites du précédent. Ce système constituait en réalité le dernier système de factions mis en place par de hauts dirigeants, dans le but d’améliorer la face du monde, et plus précisément l’Homme. Cette expérience se solde donc par un échec : les sujets examinés se sont rebellés et ont décidé de prendre le pouvoir, vus par les dirigeants comme des terroristes. Parmi ces rebelles se trouvent Tris, Tobias, et bien d’autres. Ils refusent d’être soumis à d’autres tels des cobayes à rentrer dans des cases. La surprise de l’héroïne fut de découvrir que sa mère croyait en ce projet. Elle croyait en une amélioration du genre humain et suivit un homme dans leur implantation au sein des factions.

Le récit est donc construit autour de cet élément majeur. Mais l’auteure ne s’en tient pas là. Elle met en effet un autre élément, à l’origine de tout : la génétique. Original, mais très risqué. La génétique est depuis quelques années dans l’air du temps et anime de nombreux débats ; Certains extrémistes ramènent ainsi tout à la génétique, comme la criminalité qui serait liée aux gènes. L’auteure encourt donc un risque en mettant l’expérimentation des factions sur le compte de la génétique.

Le lecteur doit être au fait du vocabulaire mis en place au cours du récit. Au sein des hommes, il existe les GP (génétiquement purs) et les GD (génétiquement déficients). La tendance s’inverse donc par rapport aux tomes précédents : les Divergentes relèvent de la normalité, contrairement aux autres personnes destinées à être placées dans les cases des factions.

 

Conclusion

Comme beaucoup de troisièmes tomes, celui de Divergente permet d’expliquer la tournure des événements précédents et le cadre de vie dans lequel agissaient les personnages. La complexité des explications rend le récit intéressant mais parfois difficile à suivre. Je retiendrai particulièrement la fin qui fut pour moi un des rares passages de la saga chargé en émotions. L’auteure a donc bien réussi son objectif : le lecteur gardera en mémoire son œuvre, comme une saga majeure du genre dystopique.

 

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