Le jour où Anita envoya tout balader

Auteur : Katarina Bivald

Genre : Littérature contemporaine

Date de publication : 2016

Éditeur : Éditions Denoël

Pages : 459

 

 

 

Résumé :

Anita a 38 ans et élève seule sa fille Emma qui a 18 ans et décide un beau jour de partir faire ses études loin de sa mère. Anita ressent un grand vide, elle a beaucoup de temps libre, les week-ends sont tristes. Elle se souvient de ses 18 ans et des trois vœux qu’elle avait faits : avoir une moto, avoir une maison et être indépendante. Elle est indépendante, certes, mais pour ce qui est des deux autres vœux… Elle décide de passer son permis moto, encouragée par ses deux bonnes copines… et par le physique irrésistible de Lukas, le moniteur de l’auto-école. Peu à peu, Anita va en apprendre beaucoup plus sur elle, sa fille et sa mère, tout en partageant fous-rires et soirées un peu arrosées avec ses copines.

 

Mon avis :

Dans ce nouveau roman de Katarina Bivald, on retrouve un thème cher à l’auteure. Comme dans La bibliothèque des cœurs cabossés, Le jour où Anita envoya tout balader trace le portrait d’une femme effacée qui, suite à un événement marquant, décide de prendre sa vie en main, quitte à s’attarder sur le devant de la scène. Ainsi, la vie d’Anita tourne exclusivement autour de sa fille. Jusqu’au jour où cette dernière part faire ses études loin de la maison familiale, laissant alors sa mère face au vide généré par son départ. Depuis de nombreuses années, Anita travaille à Extra-Market : elle s’est forgé une vie remplie par un boulot et quelques soirées entre amies, qui lui offraient un sentiment de plénitude. Toutefois, le départ de sa fille agit comme un élément révélateur sur cet univers bancal qu’elle s’est créé. Anita devient alors lucide sur cette vie qui ne correspond en rien à ses attentes et ses espérances de jeune femme. L’insouciance qui gouvernait ses 18 ans s’est envolée et, pourtant, ses rêves ne l’ont pas quittée. Dans un élan de prise en main, Anita décide de passer son permis moto et ainsi, de vivre non plus seulement pour les autres mais aussi pour elle-même.

 

 

Une fois de plus, Katarina Bivald élabore des portraits de personnages hauts en couleurs. On s’attache facilement à l’héroïne comme aux personnes qui composent son entourage. Ensemble, ils forment une galerie qui entre parfaitement dans le genre de la chick-lit : un personnage principal au grand cœur mais qui a tendance à disparaître derrière les autres, une fille absente qui découvre le monde, des amies dévouées, et un beau jeune homme qui fait chavirer les esprits (surtout celui de l’héroïne). Peu d’originalité donc dans ce schéma romanesque mis en récit à maintes reprises. Seule se démarque la relation d’Anita avec sa mère qui est, de fait, touchante. La complexité du lien qui unit les deux femmes est à l’origine du comportement d’Anita qui peut paraître insensé face à certaines situations. Ainsi, elle fait preuve d’une véritable obsession lorsqu’elle apprend que sa mère a eu un amant. En recherchant avec frénésie l’identité de cet homme, elle réalise malgré elle un transfert sur sa propre relation avec son jeune amant, qui ne pourra être résolue qu’une fois sa quête achevée. Alors qu’Anita cherche à accomplir ses rêves de jeune femme, aux dépends de sa vie de mère, elle prend connaissance de la vie sentimentale de sa mère et découvre ainsi qu’elle était, elle aussi, une femme avant tout.

 

Conclusion :

Un roman de chick-lit réussi, si on est adepte du genre. Malgré un manque d’originalité probant, Katarina Bivald nous offre une fois de plus un récit de vie divertissant, grâce à une galerie de personnages attachants. Une lecture idéale pour l’arrivée des beaux jours !

 

Phobos, origines

Auteur : Victor Dixen

Genre : Littérature Young-Adult

Date de publication : 2016

Editeur : Robert Laffont

Pages : 304

 

 

 

Résumé :

Ils incarnent l’avenir de l’Humanité.

Six garçons doivent être sélectionnés pour le programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars.

Les élus seront choisis parmi des millions de candidats pour leurs compétences, leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction.

Ils dissimulent un lourd passé.

Le courage suffit-il pour partir en aller simple vers un monde inconnu ? La peur, la culpabilité ou la folie ne sont-elles pas plus puissantes encore ? Le programme Genesis a-t-il dit toute la vérité aux spectateurs sur les  » héros de l’espace  » ?
Ils doivent faire le choix de leur vie, avant qu’il ne soit trop tard.

 

Mon avis :

Dans ce nouvel opus de la saga spatiale, Victor Dixen revient sur les origines des six prétendants du programme Genesis : quelle est leur histoire ? Qu’est-ce qui a poussé chacun d’entre eux à se lancer dans cette aventure à la conquête de Mars ? Toutes ces interrogations sur la vie des personnages trouvent une réponse dans un roman choral : les points-de-vues s’alternent, donnant un rythme de lecture intense, et finissent par se recouper. Tour à tour, les garçons prennent la parole, nous livrent leur intériorité et dressent ainsi six portraits très différents mais tout à fait crédibles. Toutefois, le programme Genesis n’est jamais très loin.

Alors que le lecteur, connaisseur ou non de la saga, apprend rapidement à connaître chaque prétendant, les chapitres alternent entre « voix on » et « voix off », partageant alors les différentes étapes avant la sélection de chaque candidat. Mais, contrairement aux deux premiers tomes de la saga, le point-de-vue adopté est toujours celui du prétendant, nous n’avons en aucun cas accès à la face cachée de la caméra. L’objectif de ce récit « hors série » est de faire une pause dans l’intrigue de la saga Phobos, afin de mettre en lumière les raisons qui font que ces six garçons se sont lancés dans le programme Genesis.

 

 

Une fois de plus, la richesse de l’imagination de l’auteur est au rendez-vous. Non pas dans la construction d’un univers de science-fiction, mais dans l’élaboration de six parcours de vie, aussi passionnants les uns que les autres. Pour chaque histoire, le récit prend une tournure inattendue, créant constamment un effet de surprise chez le lecteur. Phobos possède cette qualité romanesque mise en scène de façon remarquable par l’auteur : le suspense est à son comble et est ici renforcé par un rythme de lecture à toute épreuve. La construction du récit en six actes, ainsi que l’alternance des voix hors antenne rendent le récit savoureux et inscrivent la lecture dans un rapport de dévoration.

Chez Victor Dixen, suspense rime avec frustration : encore une fois, le livre se finit en apothéose par une révélation qui ne manque pas de renforcer un désir déjà insatiable de lecture ! Alors qu’il nous avait habitués à un récit compris dans une pagination très dense, l’histoire de chaque prétendant est ici relatée dans une cinquantaine de pages seulement. Cet espace d’écriture minime bouscule le lecteur : il met à mal la relation d’attachement à chaque personnage. Contrairement aux deux premiers tomes, Phobos origines possède une galerie de personnages réduite, tous élevés au rang de héros. Le caractère et l’histoire uniques de chacun créent des affinités plus ou moins grandes selon chaque lecteur, mais celui-ci est malgré lui poussé à s’attacher à chaque prétendant. La séparation entre chaque acte est, de fait, encore plus douloureuse !

 

Conclusion :

Ce nouveau volet est sans aucun doute le plus abouti de la saga Phobos. La qualité d’écriture et la construction du récit gagnent en maturité et offrent un roman choral passionnant. La patience du lecteur est mise à rude épreuve grâce à une mise en scène rythmée et très bien ficelée. Vivement la suite !

 

Joyeux suicide et bonne année

Auteur : Sophie de Villenoisy

Genre : Littérature contemporaine

Date de publication : 2016

Éditeur : Denoël

Pages : 176

 

 

 

Résumé :

«Tu fais quoi à Noël? Moi je me suicide et toi? »

Bien sûr, dit comme ça, ça peut paraître sinistre, mais à quarante-cinq ans c’est ma meilleure option. Ce n’est pas comme si je faisais des malheureux autour de moi. Comme si j’abandonnais mari et enfants. Je n’ai ni chien ni chat. Même pas un perroquet pour me pleurer. Et puis ça me laisse deux mois pour faire connaissance avec mon vrai moi. Deux mois c’est court. Ou long, ça dépend de ce qui se passe, en fait.

 

Mon avis :

A quarante-cinq ans, Sylvie n’attend plus rien de son existence. Entre une vie professionnelle bien remplie mais fastidieuse et une vie privée déserte, elle se retrouve confrontée à une solitude qu’elle ne supporte plus. Dans un dernier élan de prise en main, elle décide toutefois de consulter un psy. Alors qu’elle lui dévoile son mal-être et son projet de mettre fin à ses jours lors de la première séance, Franck l’encourage à fixer la date de son suicide. Abasourdie par cette réponse pour le moins inattendue, Sylvie programme donc sa mort pour le jour de Noël. Il lui reste donc quelques semaines à peine pour mettre ses affaires en ordre et profiter de ses derniers instants.

Joyeux suicide et bonne année est un roman surprenant. L’auteure adopte en effet un ton toujours léger et bienveillant pour traiter d’un sujet sinistre. Le livre s’ouvre sur le profond mal-être d’une femme qui, malgré sa réussite professionnelle n’est pas heureuse. Au fil des séances chez le psy, elle repousse les limites d’une personnalité et d’un caractère qui semblent être la cause de sa dépression. Sylvie n’est pas seule, mais presque : son unique amie, aussi mal dans sa peau qu’elle-même, ne parvient pas à combler cette solitude suffocante. Au fil du court laps de temps qu’il lui reste, elle apprend malgré elle à s’ouvrir aux autres, à commencer par son milieu professionnel. Sa jeune assistante lui offre une vague de vitalité qui lui permet de se dépasser.

 

 

A travers le parcours d’une quadragénaire, Joyeux suicide et bonne année est une ode à la vie, qui se lit et se dévore. Cette fraîcheur dans l’écriture est ce qui fait la force de ce récit, à savoir aborder un thème grave et pesant sur un ton toujours léger. On ressort de cette lecture avec une joie de vivre immense. Malgré tout, cet élément romanesque marque également la limite du roman, qui l’assigne à un rang plus divertissant qu’intellectuel. La plume de Sophie de Villenoisy est fluide, agréable à lire, mais ne recherche pas l’effet de style. Le langage adopté oscille entre une pauvreté des dialogues et le recours à une familiarité dans des situations cocasses. Le portrait de cette femme à la dérive se veut touchant, notamment à travers le dévoilement de son intériorité, mais est réalisé de manière grossière. Les ficelles sont parfois trop visibles dans la construction du récit, ce qui efface tout effet de surprise possible pour le lecteur. Le roman possède une scène emblématique dans laquelle l’héroïne se retrouve confrontée à elle-même à travers la figure d’une femme déchue. La situation suscite un trop plein d’émotions chez le personnage qui ne se transmet malheureusement pas au lecteur, par l’absence de subtilité dans la description de la scène. Dommage !

 

Conclusion :

Un roman qui met en scène de façon lumineuse la renaissance d’une femme qui avait perdu le goût de vivre. La rencontre de cette quadragénaire avec des personnages frais et marquants lui permet de se dépasser, de laisser ses complexes de côté pour retrouver petit à petit un intérêt à son existence. L’écriture simple et sans prétention de Sophie de Villenoisy rend la lecture très divertissante, trop peut-être.

 

Octobre

Auteur : Oscar Coop-phane

Genre : Littérature contemporaine

Date de publication : 2014

Éditeur : Finitude

Pages : 143

 

 

 

Résumé :

A quel âge peut-on décréter que l’on a raté ou réussi sa vie? Certains diront 80 ans, d’autres 40. Jacques, lui, n’aura pas attendu si longtemps. A 28 ans, il a l’impression tenace d’avoir déjà fait le tour de son existence. A-t-il seulement vécu? Pour s’en assurer, il s’offre un dernier tour de piste, retrouve celles et ceux qu’il a aimés, arpente les lieux qui ont porté ses espérances, fait l’inventaire de ses échecs. Il a la nonchalance élégante et sobre, tout en retenue, de ceux qui restent émerveillés par cette vie dont ils n’attendent plus grand chose.

 

Mon avis :

Dans ce roman, il est question de l’errance d’un homme mise en lumière de façon délicate, le temps d’un court récit. Beaucoup considèrent la vingtaine comme l’apogée de la jeunesse, l’âge de l’insouciance et de tous les possibles. Jacques se sent au contraire enfermé dans le crépuscule d’une vie dont il n’attend plus rien. Il se promène alors dans les rues de Paris, comme s’il était en train de planifier un parcours initiatique ayant pour but, non pas l’accomplissement de son être, mais plutôt son achèvement. Le sentiment de nostalgie très souvent lié au souvenir est remarquablement mimé : les lieux évoqués sont à la fois précis et flous par l’absence de description, et pourtant la tristesse du narrateur ressentie face à des endroits inconnus pour le lecteur devient vite contagieuse.

 

 

Cette épopée finale est également l’occasion pour Jacques de recroiser la route de personnes qui, malgré lui parfois, ont marqué son existence. Ainsi, le personnage de Marie est représentatif du ton à double tranchant présent tout au long du récit. Tantôt placée de façon brutale mais unique au sommet du désir masculin, tantôt décrite dans un geste aussi commun que fumer une cigarette, elle agit comme un pilier dans la vie de Jacques et ce, malgré les femmes qui ont suivi. Cette faille dans le portrait d’un homme déterminé est touchante et donne lieu à des passages d’une beauté d’écriture rare.

Octobre porte cette absence d’espoir, dans une ambiance très mélancolique. Entre la jeunesse estivale et la maturité hivernale, le ton est déjà donné dans le titre et est révélateur de l’écriture à la fois brute et subtile de l’auteur. Le talent d’Oscar Coop-phane réside dans ce point : à travers une plume non conventionnelle, il véhicule un nombre incalculable d’émotions dans un espace d’écriture très restreint (143 pages exactement). Le lecteur est sans cesse bousculé : la douceur des premières lignes laisse rapidement la place à une violence des mots qui illustre le tumulte intérieur du personnage. On passe du rire à l’agacement, de la compassion à la désillusion, bref on est désorienté. Ce roman présente beaucoup d’intérêt dans la mesure où il nous sort d’un certain confort de lecture, pour nous offrir une qualité littéraire plus grande.

 

Conclusion :

Un récit fort et marquant, dans le large panel d’émotions qu’il propose. Octobre est un roman mélancolique, touchant dans le regard du personnage porté sur les lieux et les personnes dont il s’est imprégné. Grâce à une écriture à la fois brutale et douce, Oscar Coop-phane bouscule le lecteur et lui permet de ressortir grandi de ce témoignage de vie.

 

Phobos, tome 2

Auteur : Victor Dixen

Genre : Littérature Young-Adult

Date de publication : 2015

Éditeur : Robert Laffont

Pages : 490

 

 

 

Résumé :

ILS CROYAIENT MAITRISER LEUR DESTIN.

Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.

Ils pensaient avoir tiré un trait sur leurs vies d’avant, pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.

En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.

ELLE CROYAIT MAITRISER SES SENTIMENTS.

Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.

Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.

En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.

MEME SI LES SOUVENIRS TOURNENT AU SUPPLICE, IL EST TROP TARD POUR OUBLIER.

 

Mon avis :

Dans cette suite de Phobos, on retrouve avec plaisir le panel des personnages qui compose le premier tome. L’histoire reprend alors que l’héroïne, Léonor, découvre que ses onze camarades et elle-même font partie d’une machination. Ils n’ont pas encore atteint la nouvelle planète et, pourtant, ils savent que leurs jours sont comptés. Depuis le début de cette aventure spatiale, le destin de chaque pionnier est entre les mains de l’investigatrice du programme Genesis : Serena McBee. Mais tous étaient loin de se douter que, sous ses airs de mère affectueuse, se tenait en réalité une pieuvre contrôlant du bout de ses tentacules chaque personne impliquée dans l’aventure spatiale. Plus que l’argent, elle cherche à atteindre un objectif : le pouvoir.

Les rouages de la télé-réalité sont à plus forte raison mis en avant dans ce second tome. Face aux situations de crise qui s’enchaînent, il faut préserver les apparences à tout prix. Contrairement aux spectateurs de Genesis, le lecteur a accès à la face cachée de l’émission. Son regard mimant malgré lui les caméras du show, il se retrouve témoin de nombreuses situations, à l’intérieur mais aussi à l’extérieur de la navette spatiale, ce qui lui confère souvent un coup d’avance sur les douze personnages. Les points-de-vue s’alternent au fil des chapitres, entre le regard de Léonor, celui de Serena et celui d’Andrew, l’un des nouveaux personnages clés de ce deuxième volet. Ce stratagème narratif offre un certain rythme mais également une puissance au lecteur, proche de celle de l’auteur. Il a ainsi l’impression de participer à l’écriture du récit, dans la mesure où tous les morceaux du puzzle s’imbriquent progressivement devant lui, à l’instar des personnages. Cette confiance agit comme un pacte de lecture entre l’auteur et son lectorat, mais se trouve rompu de façon brutale à la fin du roman. La rupture est alors autant jouissive que la longue liaison romanesque, si ce n’est plus !

 

 

Ce deuxième tome se dévore comme le premier. L’écriture simple et efficace de Victor Dixen nous transporte encore de façon intense à travers les pages. L’originalité de l’univers est toujours au rendez-vous et est consolidée par l’introduction de schémas disséminés dans certaines pages. L’auteur accorde ainsi une imagination contrôlée au lecteur et l’empêche de tergiverser dans des considérations techniques. L’objectif de Phobos n’est pas d’élaborer un monde nouveau, ultra technologique, mais de mettre en lumière les relations humaines, dans un contexte difficile. Face aux situations de crise, les personnages se révèlent, cassant ainsi la façade lisse jusqu’alors dressée sous les yeux des spectateurs et du lecteur. Le récit n’évite pas certaines situations niaises, dans lesquelles l’accent est mis sur les bons sentiments. Illustration des codes de la télé-réalité ou limite de l’écriture, le doute est présent, mais n’entache heureusement pas le plaisir de la lecture.

Conclusion :

Un deuxième tome à la hauteur du premier : les portraits des personnages s’étoffent, l’originalité de l’univers est toujours au présente, portée par une écriture sans fioritures et agréable à la lecture. Victor Dixen manie le suspense avec brio, si bien qu’un seul sentiment ne peut ressortir de ce livre, face à l’attente du prochain : la frustration !