Chanson douce

Auteur : Leïla Slimani

Genre : Littérature contemporaine

Date de publication : 2016

Éditeur : Gallimard

Pages : 227

 

 

 

Résumé :

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

 

Mon avis :

Le roman s’ouvre sur une scène de crime : un garçon mort, une petite fille agonisant, et à côté d’eux une femme, qu’on suppose être leur nourrice, inconsciente, un couteau ensanglanté dans la main. Ces trois premières pages dressent un tableau figé et percutant, mis en valeur par une écriture tranchante et dramatique. S’en suit un flash back définitif par lequel le récit cadre débute : on remonte dans le temps afin de raconter l’histoire de cette femme peu commune et de comprendre les raisons qui l’ont poussée à un tel acte. Car Chanson douce n’est pas à classer dans le genre du polar : on connaît dès le début l’issue du roman.  L’intérêt se situe donc au niveau psychologique : pourquoi cette nourrice en apparence si parfaite a-t-elle basculé dans la folie meurtrière ?

En proie à une solitude qui la ronge, Louise cherche à se faire une place à part dans cette famille bourgeoise du XVIe arrondissement parisien. Et elle y parvient : très rapidement, cette nourrice parfaite devient indispensable, on la garde à dormir, on l’emmène en vacances… On ne peut plus se passer de cette femme qui rend la vie légère et agréable. Mais sous cette fine couche de bonheur se cache une réalité beaucoup plus malsaine.

 

 

Le lecteur a accès à l’intériorité de Louise, si bien qu’il parvient au fil des pages à déceler ses réactions parfois incompréhensibles. Toutefois, cette mise en place narrative interdit tout recul possible par rapport à ce personnage. Même pendant les rares passages du roman où le point-de-vue change pour adopter celui des employeurs, le lecteur est toujours engouffré dans l’esprit sombre et tordu de la nourrice. L’objectif de ces brefs moments d’extériorité est de mettre en avant le rapport ambigu entre ces trois personnages ; où plutôt entre le couple en tant qu’entité et leur salariée. Car sous couvert d’une fiction, Chanson douce met également en scène un thème déjà ancien : celui de la relation maître / esclave. Pour Myriam et son mari, Louise fait partie de la famille, mais une partie que l’on apprivoise avec méfiance ; une partie qu’on utilise pour ses qualités flagrantes, mais dont on a le pouvoir de se séparer quand bon nous semble.

Cette relation étroite et ambiguë participe à l’ambiance malsaine présente tout au long du récit et qui s’amplifie au fil des pages. Louise est vue par Myriam comme une nourrice et non une femme : elle ne sait rien de sa vie et n’est pas intéressée pour en savoir plus. Placé en tant qu’observateur, le lecteur possède une certaine puissance malgré ce manque de recul par rapport à la nourrice : contrairement aux autres personnages, il connaît de nombreux éléments de la vie de Louise. Difficile donc de ne pas également juger le comportement bourgeois des deux parents et leur aveuglement volontaire face à leur employée. Lorsque l’on referme ce livre, on ne conçoit plus la nourrice seulement comme un bourreau, mais aussi comme une victime, malgré sa folie sous-jacente qui ne peut provoquer qu’un seul sentiment sur son entourage : la peur.

 

Conclusion :

A travers le portrait glaçant d’une nourrice en apparence idéale, Leïla Slimani met en scène la relation hiérarchique et ambiguë entre un couple bourgeois et leur employée. Traité avec virtuosité grâce à une écriture à la fois tranchante et cinématographique, ce roman de la rentrée littéraire est un véritable coup de cœur !

 

Miss Peregrine

Auteur : Ransom Riggs

Genre : Littérature fantastique

Date de publication : 2012

Éditeur : Bayard

Pages : 432

 

 

 

Résumé :

Jacob est un ado comme les autres, excepté qu’il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d’enfants qu’il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu’il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s’accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu’à suivre les dernières instructions qu’a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle…

 

Mon avis :

A la croisée des chemins entre réalité et surnaturel, ce premier opus de la célèbre saga pour adolescents excelle dans la mise en scène d’un univers original, aux allures sombres et envoûtantes. De la même façon que Camille dans La Quête d’Ewilan, on suit ici le personnage de Jacob qui découvre malgré lui un monde parallèle bien plus attrayant que la réalité qu’il côtoie. Intrigué par les découvertes récentes sur le passé de son grand-père, le jeune garçon se lance dans une enquête sur des phénomènes étranges, qui le dépassent.

Cette quête de la vérité devient rapidement une obsession : Jacob plonge littéralement dans un monde éloigné de la réalité, qu’il est le seul à pouvoir appréhender. Alors que son entourage met les extravagances de l’adolescent sur le compte du traumatisme, Jacob ne se démonte pas. Il est persuadé que les délires de son grand-père n’étaient pas si incohérents qu’il n’y paraissait. Envers et contre tous, il continue donc ses recherches et se rend sur les lieux des mystérieux incidents décrits par son aïeul. La rencontre avec une jeune fille très particulière va définitivement envoler les derniers doutes de Jacob et changer le cours de sa vie.

 

 

Nous découvrons en même temps que le narrateur un univers enfoui dans les ténèbres, dissimulé du monde extérieur, qui semble répondre à une logique temporelle bien particulière. Figés à jamais dans le temps, tous les personnages de cet orphelinat ont en effet grandit pendant la seconde guerre mondiale mais ne sont jamais sortis de cette époque. Petit à petit, Jacob va trouver des réponses aux nombreuses questions qui fusent dans sa tête et rassembler chaque pièce du puzzle sur le passé de son grand-père et son implication dans cet univers parallèle.

Avec Miss Peregrine, Ransom Riggs signe une série fantastique haute en couleurs avec des personnages particuliers et très attachants. La menace extérieure qui pèse sur chacun d’eux rend cet univers encore plus instable et terrifiant, ce qui participe à l’implication obsessionnelle du jeune narrateur et la nôtre. Mais sous cette couche fantastique se dissimule des faits historiques réels, liés à la seconde guerre mondiale. Le point de départ de cette histoire est en effet lié au personnage du grand-père qui a subi les sévices du nazisme : cet élément narratif constitue la base du récit. Le monde parallèle élaboré par l’auteur est établi comme une allégorie des persécutions à cette époque. Fantastique et réalisme se mélangent de façon implicite : de la même façon que les juifs, ces enfants si particuliers se cachent du monde extérieur et cherchent à tout prix à éviter un bombardement par les nazis qui causerait leur perte. Plus largement, la mise en place de cet orphelinat est une image singulière qui montre de façon grandiose l’absurdité et la cruauté des persécutions par les humains à l’encontre des minorités.

 

Conclusion :

Entre fantastique et réalisme, ce récit pour adolescents met en scène un monde sombre et envoûtant, porté par des personnages aux allures très particulières. Dès les premières pages, on se dit que l’adaptation cinématographique de cet univers décalé ne pouvait être réalisée que par une personne : Tim Burton.

 

Riquet à la houppe

Auteur : Amélie Nothomb

Genre : Littérature contemporaine

Date de publication : 2016

Éditeur : Albin Michel

Pages : 198

 

 

 

Résumé :

L’art a une tendance naturelle à privilégier l’extraordinaire.

 

Mon avis :

Dans ce nouveau titre de la rentrée littéraire, Amélie Nothomb investit le conte éponyme de Perrault, selon une touche bien à elle. Revêtus de nouveaux noms aux sonorités originales, les deux protagonistes naissent à grandissent dans deux univers séparés par des chapitres. Entre un physique repoussant et un prénom difficile à porter, Déodat cumule les tares et évolue dans un système qui ne semble pas adapté. Il est néanmoins doté d’une intelligence hors du commun, ce qui se ressent dans sa vision du monde qui l’entoure. Sa mère est de fait étonnée lorsque son petit garçon construit des phrases très élaborées alors qu’il n’a que treize mois. La plume d’Amélie Nothomb est extrêmement plaisante lors de ces passages d’étonnement mutuel entre la mère et son fils. Le lecteur se retrouve alors dans la tête de cet enfant qui paraît démuni face au comportement des adultes et leur émerveillement à son égard. Pourquoi lui parle-t-on de cette manière, comme à un demeuré, alors qu’il comprend tout ce qui se dit ? Dès sa naissance, son physique effraie, mais son cerveau suscite admiration.

De l’autre côté, la petite Trémière subit une autre forme de discrimination : elle est dotée d’une beauté fulgurante, mais semble peu intelligente. Alors que les autres enfants moquaient la difformité de Déodat, ils jouent de façon cruelle avec Trémière qui se laisse faire, pensant à la bienveillance de ses compagnons d’école. Cette innocence apparente est renforcée par le manque d’intérêt des parents pour leur petite fille. Cette dernière est en effet confiée dès son plus jeune âge à sa grand-mère, pour qui elle développe une affection et une admiration sans limite. La relation fusionnelle entre les deux personnages est à la fois attachante et effrayante : Trémière est alors protégée de sa propre bêtise par sa grand-mère qui, en voulant l’entourer et lui donner encore plus d’amour qu’à sa propre fille, l’enfonce dans un monde souvent en dehors de la réalité. Réalité qui, de fait, devient encore plus dure à appréhender pour l’enfant en grandissant.

 

 

Ces deux personnages, à la fois très différents et pourtant si semblables, vont donc évoluer séparément jusqu’à leur rencontre fracassante, bien qu’attendue par le lecteur. Très vite, Déodat développe un goût prononcé pour les oiseaux, duquel il en découlera une véritable passion. Alors que son entourage espérait un métier plein d’avenir, correspondant à son potentiel intellectuel, ce choix de spécialiste des oiseaux est très mal vu, mais lui apporte une notoriété inattendue. Le Riquet à la houppe d’Amélie Nothomb apporte une plus-value en ce point : en transmettant sa passion pour les oiseaux à son personnage principal, elle créé une œuvre unique et optimiste, bien loin du conte de Perrault dont elle s’est inspirée.

Cette reprise est l’occasion pour l’auteure de tenir un discours très marqué sur la beauté. Placée au cœur des préoccupations dans notre société actuelle, cette notion peut faire des ravages, aussi bien à travers la cruauté des enfants que celle des adultes. Les personnes extrêmement belles sont tout autant pointées du doigt que celles au physique ingrat (à voir le destin souvent désastreux des personnalités placées sous les projecteurs). La société intègre le commun, pas l’extraordinaire, qui se retrouve lui dans l’art. Finalement, ces deux personnages hors du commun se retrouvent ensemble, en haut de l’affiche et, clin d’œil de l’auteur aux histoires d’amour funestes : ils sont heureux.

 

Conclusion :

Avec ce nouveau roman, Amélie Nothomb s’empare d’un conte ancien, parfois trop délaissé, et signe une œuvre originale et personnelle, dans laquelle on retrouve le mordant et la richesse typiques de son écriture. A lire !

 

La Sélection (tome 4)

Auteur : Kiera Cass

Genre : Littérature jeunesse, Dystopie

Date de publication : 2015

Éditeur : Robert Laffont

Pages : 410

 

 

 

Résumé :

Il y a vingt ans, America Singer est entrée dans la sélection et a gagné le cœur du prince Maxon. Maintenant le temps est venu pour la princesse Eadlyn de suivre les traces de ses parents en ayant sa propre sélection. Eadlyn ne s’attend pas à ce que sa sélection soit aussi belle que celle de ses parents. Mais, alors que la compétition commence, elle découvre que trouver son propre bonheur n’est peut-être pas aussi difficile qu’elle le croyait.

 

Mon avis :

Après le succès de la dernière Sélection, nos personnages sont de retour dans un rôle bien différent du précédent. D’acteurs principaux, ils passent parents, suggérant eux aussi à leur enfant de participer à une nouvelle Sélection. Depuis de nombreuses années, le roi Maxon a aboli le système de castes tant dénoncé par sa femme et le peuple d’Illéa. Pourtant, les troubles sont toujours présents, si bien que la Sélection semble être le moyen idéal pour apaiser les tensions, le temps de quelques semaines. Néanmoins, l’organisation est particulière puisqu’il ne s’agit pas de conquérir le cœur d’un prince mais d’une princesse. Cet inversement des sexes redonne une certaine fraîcheur à un jeu très ancien. Il est également intéressant pour le lecteur puisqu’il suggère un changement de point-de-vue : d’une prétendante, on passe au regard central de l’héritière du trône. On découvre alors que les préoccupations sont radicalement différentes, mais que les sélectionnés ne sont pas les seuls à être observés de près.

 

 

On retrouve donc avec plaisir le système de la Sélection, conclu de façon magistrale dans le tome précédent. Toutefois, l’expérience est très différente cette fois-ci et ce, notamment à cause du changement de narratrice. Le portrait dressé de la jeune Eadlyn est réalisé aux antipodes de ses deux parents, aussi bien physiquement que dans son comportement. Alors que son père l’incite fortement à participer à la Sélection, elle n’a qu’une envie : être tranquille et s’occuper des affaires du palais. Cette reine en devenir n’a en effet pas un caractère facile et franc-parler assez agaçant. Malgré un manque flagrant de confiance en elle, il est parfois difficile de comprendre et de s’attacher à ce personnage. Ses relations avec son frère et deux des prétendants sont malgré tout très touchantes, dans la mesure où elles dévoilent une grande fragilité. Contrairement à sa mère, Eadlyn recherche un contrôle constant de ses actes et de ses émotions, si bien qu’elle préfère se réfugier dans le travail. L’arrivée d’une horde de garçons et la médiatisation qu’ils suscitent va donc chambouler l’équilibre intérieur de la jeune femme.

 

Conclusion :

Un quatrième tome intéressant dans la réincarnation de la traditionnelle Sélection, mais qui est essoufflé par un personnage antipathique. Difficile donc de s’attarder sur ce nouvel opus, malgré un goût très prononcé de l’auteure pour les fins en suspense.

 

De beaux jours à venir

Auteur : Megan Kruse

Genre : Littérature contemporaine

Date de publication : 2016

Éditeur : Denoël

Pages : 384

 

 

 

Résumé :

Depuis des années, Amy subit la violence de Gary. Jusqu’au jour où elle reçoit le coup de trop et décide de s’enfuir avec ses deux enfants, Jackson, dix-huit ans, et Lydia, treize ans. Premier arrêt au Starlight, motel crasseux qui va leur servir de refuge. Tous les trois s’endorment sereins et soulagés, mais au petit matin Jackson a disparu. Croyant gagner l’amour d’un père qui le rejette, il est retourné chez eux et a trahi sa mère et sa sœur en révélant à Gary l’adresse du motel. Amy se rend alors à l’évidence : si elle veut assurer sa sécurité et celle de Lydia, elle va devoir abandonner son fils. Cette séparation brise le cœur de la petite fille, très attachée à ce frère doux et différent. Jackson, de son côté, doit désormais se débrouiller seul, tiraillé entre la recherche désespérée de l’amour paternel, sa culpabilité et sa difficulté à gérer son homosexualité naissante.

 

Mon avis :

Ce roman choral peint la dure histoire d’une famille rongée par la violence conjugale. Tour à tour, la mère, la fille et le fils nous livrent leur ressenti, tout en évoluant dans ce contexte difficile. Seul le point-de-vue du père est absent, plaçant alors l’intérêt du récit non pas sur les raisons qui le poussent à une telle violence, mais sur la façon dont les autres personnages la reçoivent et s’en échappent.

Megan Kruse met en scène dans ce roman la complexité des liens qui unissent et brisent parfois les membres d’une même famille. Alors qu’Amy tente d’échapper avec ses deux enfants à l’emprise de son mari, son fils Jackson la dénonce. Ce geste en apparence incompréhensible, y compris pour Jackson, révèle en réalité un besoin d’amour et de reconnaissance dont il semble manquer. En proie à l’adolescence et aux questionnements que cette période de la vie suppose, le jeune homme semble déjà très abîmé. Entre un abandon parental et une grande difficulté à assumer son identité, notamment sexuelle, ce personnage à la dérive tente malgré tout d’avancer. Toutefois, en offrant au lecteur l’accès aux pensées de l’adolescent, Megan Kruse nous permet de prendre de la hauteur sur lui, de comprendre les actes et la psychologie de ce personnage.

 

 

La construction du récit est également une des particularités de ce roman. Le changement de point-de-vue va de paire avec une temporalité saccadée. Ainsi, la perception des situations par Amy s’accompagne souvent d’un saut dans le passé. Le lecteur découvre alors l’adolescence du personnage : les liens eux-mêmes complexes avec ses propres parents, mais aussi la rencontre avec Gary qui deviendra son futur époux. L’homme actuel, renfermé et violent, n’a alors rien à voir avec le jeune adulte ivre d’illusions et surtout d’amour. A croire que l’accomplissement de ses rêves de famille l’aient transformé et rendu aigri. Malgré tout, ce portrait réalisé par Amy est à prendre avec précaution, dans la mesure où le point-de-vue de Gary ne nous est jamais directement livré. Ces sauts dans le temps confèrent un important relief au personnage de la mère et créent une seconde histoire dans le roman. Grâce à des effets de suspense très légers, l’auteure parvient à nous tenir éveillés à la fin de chaque chapitre. Le point-de-vue de Jackson participe également à cette particularité romanesque puisque, une fois séparé de ses deux parents et de sa sœur, il part à la rencontre d’un nouveau cadre de vie, gouverné par d’autres adultes.

Enfin, la violence conjugale se ressent également à travers le personnage de Lydia. La complicité du lien entre le frère et la sœur est visible lors des crises de violence du père : Jackson cherche à protéger Lydia, notamment en l’entraînant hors de la maison. Néanmoins, cette protection se révèle limitée face à l’extrême lucidité dont fait preuve la petite fille. Dans ces chapitres plus particulièrement, l’écriture agit comme une mimétique de l’état d’esprit du personnage. Lors de la deuxième tentative d’évasion de la mère, Lydia a grandi : la plume de l’auteure devient alors malléable, afin d’illustrer au mieux le gain d’intelligence et de finesse d’analyse du personnage. En emmenant Lydia avec elle loin de son mari, Amy prouve également son désir de protéger sa fille, aussi bien physiquement que psychologiquement. Mais elle se rendra vite compte que, malgré toutes ces précautions Lydia gardera des séquelles.

 

Conclusion :

Un premier roman fort, qui traite avec une grande originalité d’un thème aussi sombre que délicat, non évident à mettre en fiction. Grâce à une écriture mimétique et une trame temporelle saccadée, Megan Kruse dresse le portrait de personnages complexes, abîmés, mais avec une force de caractère hors du commun. A lire !